Accéder au contenu

L'agriculture biologique et ses labels



L’agriculture biologique est née dans les années 1920, de l’initiative d’agronomes, de médecins, d’agriculteurs et de consommateurs soucieux de retrouver et de développer, dans le prolongement d’une agriculture traditionnelle millénaire et à l’opposé de l’agrochimie du XXème siècle, un mode de production agricole alternatif  qui respecte les équilibres naturels.

La traduction française de l’expression anglophone – organic farming – est un pléonasme au sens littéral car il n’existe pas d’agriculture qui ne soit pas biologique ! Mais elle a été retenue pour différencier cette agriculture des méthodes de production de l’agriculture industrielle intensive.

En 1981 en France, les pouvoirs publics reconnaissent officiellement l’agriculture biologique.

En 1991, un règlement communautaire reprend au niveau européen les principes édictés en France pour les appliquer d’abord aux productions végétales puis en 2000 aux productions animales :

-       non utilisation de produits chimiques de synthèse

-       non utilisation d’OGM

-       recyclage des matières organiques (compostage et engrais verts)

-       rotation des cultures, cultures associées et permaculture

-       lutte biologique et sarclage mécanique

-      élevage extensif

-       recours à des médecines douces

 

La marque AB française, sous le contrôle de l’Agence bio, permet aux professionnels qui le désirent et qui en respectent le cahier des charges d’estampiller leurs produits et au consommateur de les identifier.

 

 Le logo européen : il est devenu obligatoire pour les denrées pré-emballées d’origine européenne remplissant les conditions d’usage.

 

Ce label, fondé en 1964,  a la particularité de rassembler des producteurs et des consommateurs qui en assurent le contrôle par un système de garantie participatif. La mention Nature et Progrès implique le respect d’une charte plus exigeante et plus globale que le label AB, qui prend en compte les aspects environnementaux, sociaux et économiques et vise une écologie humaniste alternative au système productiviste traditionnel.