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La fraise

La fraise














La fraise appartient à la famille des rosacées comme le rosier, l’aubépine et la majorité des arbres fruitiers d’Europe (cerisier, pommier, prunier, poirier, pêcher…).

Les fruits du fraisier sont en réalité les akènes, petits grains secs disséminés sur la fraise charnue qui n’en est que le réceptacle.

Les fraisiers peuvent se ressemer mais ils se multiplient plus facilement par stolons sont les tiges secondaires de certaines plantes, dont le fraisier,  qui courent à la surface du sol et s’enracinent pour produire de nouveaux pieds par marcottage.





Un peu d'histoire

Connue à l’état sauvage par nos ancêtres cueilleurs de la Préhistoire, la fraise doit son nom à son parfum exquis : la fragaria vesca, fragrance comestible. Les Romains en faisaient des masques de beauté. Au Moyen-Age, on l’introduisit dans les potagers. Au XIVème siècle, on planta 12 000 fraisiers dans le jardin du Louvre…

Au XVIème siècle, les explorateurs qui découvrirent l’Amérique en rapportèrent des fraises d’une grosseur exceptionnelle. C’est Jacques Cartier qui aurait introduit en France le fraisier écarlate de Virginie (fragaria virginiae). Puis Amédée-François Frézier, ingénieur militaire parti au Chili, sous couvert d’expédition botanique, pour examiner les fortifications militaires espagnoles, aurait rapporté de là-bas quelques plants de fraise blanche (fragaris chiloensis), multipliés par stolons et envoyés dans de nombreux jardins botaniques. Un fraisier hybride (fragaria ananassae) issu de façon empirique de ces deux fraisiers américains serait à l’origine de nos variétés actuelles.





Avec La Quintinie, la fraise fit alors son entrée au Potager du Roi à Versailles . C’est aussi à cette époque que la culture de la fraise débuta en Bretagne, où le climat doux et océanique était particulièrement favorable à sa culture…

Cependant, la fraise américaine ne s’est pas bien adaptée au climat francilien et c’est en repartant de la fraise des bois européenne d’origine que les maraîchers d’Ile de France ont créé par croisements la fraise de Montreuil et la Belle de Meaux et leurs proches parentes la Meudonnaise, la fraise de Marcoussis, de Linas, de la Vallée de la Bièvre et étendu leur culture tout autour de la capitale et sur l’année entière, des plus précoces aux plus tardives, exportant dans le monde entier la réputation de la fraise parisienne…

Mais depuis les années 1960-70, vaincue par le coût de la main d’œuvre et la délicatesse de la tâche en même temps que par l’augmentation de la demande et le développement des transports, la fraise francilienne a été détrônée par la fraise méridionale, celle d’Espagne et celle du Maroc… La culture dans du terreau hors sol (non compatible avec le cahier des charges de l’agriculture biologique) s’est développée pour faciliter la récolte.





La France reste aujourd’hui le deuxième producteur mondial de fraises après l’Espagne.


Fruit des beaux jours par excellence, la fraise prend le relais des agrumes pour recharger notre organisme en vitamine C. La fraise contribue également à l'équilibre minéral de l'organisme, en particulier pour ses apports en potassium, en fer, calcium et magnésium. Elle constitue ainsi un dessert ou une collation légère d'une excellente qualité nutritionnelle. Comme tous les fruits rouges, elle est dotée, grâce aussi au bétacarotène et aux polyphénols, d’un excellent pouvoir anti-oxydant.