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Le vinaigre de cidre



 

La fabrication du vinaigre de cidre biologique 

La fabrication du vinaigre de cidre bio est un processus de transformation naturelle qui ne requiert aucun additif.
C'est le mélange des variétés de pommes utilisées qui donne au cidre sa qualité et son goût et confère ensuite au vinaigre de cidre bio la richesse de son bouquet aromatique.

Les pommes sont broyées puis pressées lentement dans le pressoir pour en extraire le jus.  Le jus de pomme bio fraîchement pressé est placé dans des cuves où il entre en fermentation. Au cours de cette fermentation, le sucre contenu dans le jus se transforme en alcool par l'action des levures naturelles présentes : on obtient le cidre.

Intervient ensuite la lente fermentation acétique qui convertit l'alcool en acide acétique au contact de l'oxygène de l'air.  Après quelques semaines d'oxygénation à l'air libre, les bactéries acétiques vivantes se rassemblent à la surface du cidre pour former une membrane gélatineuse et flasque  : "la mère de vinaigre" . Pendant plusieurs mois, le vinaigre de cidre bio va évoluer et se bonifier grâce au travail maîtrisé de cette mère de vinaigre.  La température idéale se situe entre 20 et 30°C. Les bactéries du vinaigre sont inactives au-dessous de 10°C.

A la fin du processus, le vinaigre de cidre bio ne contient ni sucre ni alcool et le taux d'acide acétique est autour de 5%.




Le vinaigre de cidre, une pharmacopée à lui tout seul !

C’est cet acide acétique contenu dans le vinaigre qui lui confère ses qualités antiseptiques, bactéricides et probiotiques. Celles-ci l’ont rendu indispensable à nos anciens pour la conservation des aliments,  la digestion et la désinfection.

Rhume, sinusite, troubles circulatoires, digestifs et intestinaux, hypertension, douleurs articulaires ou musculaires, problèmes de peau, coups de soleils et piqûres d'insectes... le vinaigre est bon pour tout.

Tout vinaigre contient beaucoup de minéraux essentiels à notre organisme : le calcium, le phosphore, le fluor, le soufre, la silice, le bore ou encore le fer.

Du fait des enzymes et acides essentiels qui lui sont propres, le vinaigre de cidre affiche, en plus, une exceptionnelle teneur en potassium (jusqu’à 1g par litre). Excellent antidote à l’empoisonnement médicamenteux et à l’alimentation déséquilibrée, le potassium joue un rôle clef dans l’hydratation et le maintien de l’équilibre acido-basique intracellulaire en redonnant aux cellules leurs capacités d’assimilation, de stockage et d’élimination.

Une légende raconte qu’au cours d’une épidémie de peste dans la ville de Toulouse, des brigands firent fortune en détroussant les malheureuses victimes sans être jamais eux-mêmes contaminés. Lorsqu’ils furent arrêtés, le juge leur offrit d’atténuer sa sentence en échange du secret qui les avait préservés de la contagion. Ils racontèrent qu’ils s’enduisaient le corps d’un vinaigre de leur composition dont ils buvaient un peu tous les jours. Le vinaigre dit « des quatre voleurs » fut inscrit au codex en 1748 et vendu en pharmacie comme antiseptique. Il est encore commercialisé aujourd’hui contre les risques de contagion, fatigue, maux de tête, encombrement respiratoire, en soins de la peau, des capillaires et des muqueuses et pour l’élimination des poux et lentes…
La composition du remède est variable. C’est le plus souvent du vinaigre de cidre dans lequel infusent des plantes ou des épices : absinthe, romarin, sauge, menthe, rue des jardins, lavande, acore odorant, cannelle, girofle, muscade, ail, camphre...


Quelques suggestions pour aromatiser soi-même son vinaigre selon les goûts et les saisons : mettre à macérer dans la bouteille pendant 8 à 15 jours une belle branche de menthe, de lavande ou d’estragon, un zeste d’orange ou quelques framboises. Filtrer ensuite en pressant bien les ingrédients.