La Banane

La Banane

Lorsqu’on veut se lancer dans le « manger local », on se retrouve face à un vrai problème avec la banane ! Peut-on continuer à manger ce fruit qui ne pousse pas dans nos campagnes, sans culpabiliser ?
On fait le point !





Quelques chiffres

Principaux Producteurs : Inde, Chine, Indonésie (2017)                

Quantité exportée : 19.2 Millions de tonnes (2018) qui ne représentent que 15-20 % de la production totale

La majorité de la production de banane est consommée localement.

Principaux exportateurs : Equateur-Guatemala (2017)

Principaux importateurs : Union Européenne et Etats-Unis

Source : FAOSTATS

La banane, un super fruit

Ce "super aliment" est riche en glucides, fibres et vitamines, adapté pour tous et à tout moment de la journée. Avec son auto-emballage naturel, il est parfait à emmener partout !


Source : BananeInfo

La culture de la banane

Le bananier n’est pas un arbre mais une plante herbacée géante. Un bananier peut donner ses premiers fruits 9 mois après sa plantation et n’est pas saisonnier, on peut donc en consommer toute l’année. La récolte des fruits se fait lorsque ceux-ci sont toujours verts. Ils continuent à mûrir une fois cueillis, ce qui est un avantage pour le commerce international. Une fois récoltées, les bananes sont exportées par cargos puis stockées dans des mûrisseries où l'on pulvérise de l’éthylène pour en accélérer le mûrissement.

La culture de la banane assure des revenus à environ 4 millions de familles dans le monde.

 Banane et environnement

La culture conventionnelle de banane est à l’origine de différents problèmes environnementaux.

Bien qu’il existe de 1000 à 1500 variétés, une seule est quasi exclusivement cultivée, la Cavendish, afin de maximiser le rendement et donc minimiser les coûts. Sa culture intensive est à l’origine de l’épuisement des sols, de l’utilisation excessive de pesticides et/ou fongicides, et parfois même de la déforestation. De plus, le développement d’un parasite sur cette variété quasi unique pourrait avoir des conséquences catastrophiques sur le commerce mondial.

Et qu’en est-il de son impact carbone ?

Contrairement à ce qu’on imagine, ce n’est pas parce que le produit vient de loin que son impact carbone est plus élevé.

L’empreinte carbone de la banane est estimé en moyenne à 0.48g de CO2/kg (source : terraeco.net).
Cette faible empreinte a plusieurs explications:

  • Une culture qui ne nécessite pas de serre
  • Un fruit avec emballage intégré
  • Un fruit qui se conserve bien et qui voyage par bateau (ce qui est bien moins polluant que l’avion)

Pour en savoir plus sur l’empreinte carbone des aliments, cliquez sur le lien ci-dessous:

https://lafourche.fr/blogs/bio/empreinte-carbone-des-aliments

 

Les filières bios et/ou équitables

Depuis quelques années déjà il existe des filières bios et/ou équitables de la banane. Le label Fair Trade s’engage dans l’amélioration des conditions de travail des producteurs et des récolteurs ainsi que dans le développement d’une culture de la banane durable. Cela se traduit par l’application d’un salaire minimum aux travailleurs, le respect de leurs droits sociaux, la mise à disposition d'habits de protection ou encore l’interdiction du travail des enfants.

Pour en savoir plus sur les modalités du label Fair Trade et comprendre en quoi il permet de soutenir les producteurs locaux, cliquez sur le lien si dessous:

https://maxhavelaarfrance.org/les-produits-fairtrade-maxhavelaar/banane-equitable/

 

Que pouvons-nous faire ?

  • Avant de glisser des bananes dans nos paniers, acheter en priorité des fruits locaux de saison
  • Faire décoller les filières bios et équitables ainsi que les bananes de Martinique et de Guadeloupe, en pleine conversion agroécologique et équitables, même si elles n’ont pas le label, puisque les lois sociales françaises s’y appliquent.
  • Encourager la diversité culturale en consommant de nouvelles variétés (plantain, fifi, etc.)